Bonne nuit à la suite d’un départ à
l’heure de notre Boeing 777. Dans la mesure du possible les + de 60 ans, c’est
nous, bénéficient de sièges « confort », c’est-à-dire là où dans
l’avion on peut allonger les jambes.
Les Garçons ont passé la nuit chacun
vautré dans leur siège incliné au maximum, avec pour moi les jambes
horizontales avec les pieds calés dans le porte-journal, et les Filles
allongées chacune de tout leur long sur une rangée de sièges libres…Mais que
demande le peuple !
11 heures plus tard, nous étions à Sao
Paulo. Atterrissage en extrême douceur du « Magic Red Carpet », c’est
ainsi que se nomme le 777 de la TAM, il
était 7heures30 à ma montre mais 4heures30 à l’heure locale et il nous restait
à « vivre » l’aéroport pendant plus de 5 heures avant de sauter dans
l’avion suivant.
Et une mégapole de plus que nous ne
connaissons qu’à travers son aéroport, autant dire que nous ne connaissons rien
de Sao Paulo, juste survolé de jour au départ.
Comme il en faut pour tout le monde,
c’est AirBus qui prit le relais avec un A320 à 11 heures du mat, heure locale,
direction Belem plus au Nord. Iris Monteiro dans son bel habit d’hôtesse nous
distribua un bonbon, nous expliqua sans rire ce qu’il fallait faire si nous
nous « cassions la gueule », vérifia au pas de charge si nos
ceintures étaient bouclées et c’était parti… Les Brésiliens sont cools et
n’emmerdent pas le passager comme dans la plupart des Compagnies.
Décollage sur fond de collines
« bouffées » par les favellas rampantes comme une lèpre vivace, la
pluie qui nous avait accueillis avait laissé place à un soleil, certes timide
mais présent, et nous étions partis pour 3heures et demi de vol pour en
terminer.
Belem en vue à l’heure dite dans un
écrin de forêt, d’eau et de mangrove probablement. « Que d’eau que d’eau
lâche » Anne, et au milieu des bras amazoniens apparait la ville et ses
tours de béton comme posée sur l’eau comme une feuille de nénuphar, fragile
entre débit du fleuve et le mascaret qui
remonte au rythme des marées.
Et nous nous sommes posés à 13heures30.
En passant d’une ville à l’autre, nous
avons pris une heure de décalage en plus et c’est 4heures que nous avons gagné en
direction de la jeunesse !... Quand la France déjeune à midi, nous
petit-déjeunerons à 8 heures…. Voilà pour ceux qui ne savent jamais dans quel
sens le changement d’horaire court.
Rubinho nous attendait avec son taxi,
Franck Abaddio l’hôtelier auprès de qui nous avions réservé nos chambres par
internet début décembre m’avait prévenu de sa présence juste avant de partir et
vers 15 heures nous nous installions au Massilia, son hôtel ; Massilia car
notre homme est Marseillais !
Après 28heures de voyage de porte à
porte, la douche est diablement bonne, et le repos de nos corps en capilotade
dans le patio tropical du Massilia (équatorial devrais-je dire), proprement
salutaire… Même pas le courage de sauter dans la petite piscine qui nous nargue.
Mon short reprend du service, les nus
pieds aussi, Anne est en tenue « balinaise » et c’est encore de
trop pour braver la chaleur de plomb et
l’humidité pénétrante qui nous collent à nos sièges… Et en fond du hamac en
bambou pour l’ami François.
Après un coup d’orage une grosse pluie a
tenté de rafraîchir l’atmosphère , en vain.
Nous avions dit 17heures, c’est donc à
17heures que nous nous sommes traînés au grand centre commercial le plus proche
pour y dîner. Faut dire que nous avons, hors mis un petit sandwich de rien
servi dans l’avion avec un gobelet de coca, sauté un repas de mi-journée digne
de ce nom.
C’est dimanche la ville est morte, c’est
dimanche notre centre commercial, un building de 5 niveaux plus au moins, 3
étages de parkings au-dessus, est bondé. Les escalators sont à la peine et les boutiques
sont pleines, toute la jeunesse des environs doit-être là, les autres aussi.
Au 3ème étage ce niche le « food-court », une sorte de grand espace rempli de tables et de chaises et tout le tour des échoppes de restauration. Vous choisissez et vous allez vous asseoir, enfin vous jouer de ruse pour trouver une table de libre. Ce soir nous avons mangé double !
Au 3ème étage ce niche le « food-court », une sorte de grand espace rempli de tables et de chaises et tout le tour des échoppes de restauration. Vous choisissez et vous allez vous asseoir, enfin vous jouer de ruse pour trouver une table de libre. Ce soir nous avons mangé double !
BOA NOITE E AMANHÃ