Trans-Amazonie

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lundi 20 janvier 2014

de Tunja à Medellin


Dimanche 19 janvier 2014
La Cordillère des Andes en entrant en Colombie au sortir de l’Equateur, se partage en trois chaînes qui remontent vers le Nord. La Cordillère Occidentale qui  se rapproche du Panama, la Cordillère Orientale qui part vers l’Est pour “rentrer” au Venezuela, et au centre des deux la Cordillère Centrale qui vient mourir bien avant la mer des Caraïbes pour laisser place à la grande plaine du Nord de la Colombie... Soit un trident dont la dent du milieu est plus courte.
Ceci pour expliquer que Bogota et Tunja sont adossées sur le Versant Ouest de la Cordillère Orientale, que Medellin est adossée sur le versant Est de la Cordillère Occidentale, et que notre route de 450 kilomètres consistait donc à passer d’une Cordillère à l’autre “en sautant” la Cordillère Centrale, c’est dire que notre journée a consisté à enfiler les virages en montant et en descendant depuis le départ à notre arrivée à 19heures30 en gare routière de Medellin.
Sûrement une des belles routes de notre vie, sitôt quittés les paysages plutôt “européens” comme relaté, nous avons rapidement poursuivi dans une étonnante végétation tropicale malgré des altitudes de l’ordre de 2500 mètres de moyenne.
Les nuages restés accrochés ce matin aux arbres, comme ils le font probablement une grande partie de l’année, entretiennent l’humidité constante favorisant la pousse des bananiers, des cacaoyers, des bambous sur la première partie, de la canne à sucre sur la seconde... Parmi toutes les autres espèces tropicales que l’on peut imaginer. De la végétation dense alternant avec de grandes étendues d’herbes des hauteurs, d’un joli vert uni dans un effet de moquette posée sur le relief.
Si la route fût normalement carrossable sur la seconde partie de notre trajet, en première partie de longs tronçons n’étaient pas asphaltés, souvent défoncés, avec des passages en travaux publics d’importance.
Nous étions tous les quatre aux places “avant” et nous avons été “au spectacle” toute la journée, du paysage défilant comme un “docu” sur grand écran. Notre sympathique chauffeur, “tiré à quatre épingles”, a tenu les plus de 9 heures (retirons les arrêts, notamment pour “casser une graine” à 16heures!) sans moufter, conduisant son car (court) au milieu des poids lourds “américains” comme un rallyman, les reprises en moins... Et ce ne sont pas deux barrages de militaires en armes, ni même quelques contrôles policiers qui ont ralenti “notre course”.
Pas davantage les encombrements dans les petites villes et villages traversés, où tout se qui roule se mêle : poids lourds, bagnoles, bécanes, de très nombreuses motocyclettes et même les chevaux des Caballeros, chapeau tressé sur la tête et écharpe de laine sur l’épaule.
Après avoir traversé la “Magdalena”, le principal fleuve de Colombie qui remonte se jeter dans la mer des Caraïbes, les prairies se sont faites plus nombreuses, autant de pâtures pour des élevages de bovins qui se sont densifiés.
Dans une chouette musique “latino” souvent espagnole, nous sommes arrivés comme une flèche (100 km/h au lieu de 60), sautant d’une file à l’autre dans la circulation d’un dimanche soir, et nous avons découvert Medellin à la nuit, comme si les montagnes en multiple endroits déversaient sur leurs flancs des milliers de lumières. Lumineusement surprenant.

Un taxi, l’hôtel avec une bonne nuit en perspective... Nous découvrirons cette ville au passé sulfureux demain, nous sommes ici pour 2 jours.
Buenas noches y mañana


















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