Dimanche 19 janvier 2014
La Cordillère des Andes en
entrant en Colombie au sortir de l’Equateur, se partage en trois chaînes qui
remontent vers le Nord. La Cordillère Occidentale qui se rapproche du Panama, la Cordillère
Orientale qui part vers l’Est pour “rentrer” au Venezuela, et au centre des
deux la Cordillère Centrale qui vient mourir bien avant la mer des Caraïbes
pour laisser place à la grande plaine du Nord de la Colombie... Soit un trident
dont la dent du milieu est plus courte.
Ceci pour expliquer que Bogota et
Tunja sont adossées sur le Versant Ouest de la Cordillère Orientale, que
Medellin est adossée sur le versant Est de la Cordillère Occidentale, et que
notre route de 450 kilomètres consistait donc à passer d’une Cordillère à
l’autre “en sautant” la Cordillère Centrale, c’est dire que notre journée a
consisté à enfiler les virages en montant et en descendant depuis le départ à
notre arrivée à 19heures30 en gare routière de Medellin.
Sûrement une des belles routes de
notre vie, sitôt quittés les paysages plutôt “européens” comme relaté, nous
avons rapidement poursuivi dans une étonnante végétation tropicale malgré des
altitudes de l’ordre de 2500 mètres de moyenne.
Les nuages restés accrochés ce
matin aux arbres, comme ils le font probablement une grande partie de l’année,
entretiennent l’humidité constante favorisant la pousse des bananiers, des
cacaoyers, des bambous sur la première partie, de la canne à sucre sur la seconde...
Parmi toutes les autres espèces tropicales que l’on peut imaginer. De la
végétation dense alternant avec de grandes étendues d’herbes des hauteurs, d’un
joli vert uni dans un effet de moquette posée sur le relief.
Si la route fût normalement carrossable sur la seconde partie de notre trajet, en première partie de longs tronçons n’étaient pas asphaltés, souvent défoncés, avec des passages en travaux publics d’importance.
Si la route fût normalement carrossable sur la seconde partie de notre trajet, en première partie de longs tronçons n’étaient pas asphaltés, souvent défoncés, avec des passages en travaux publics d’importance.
Nous étions tous les quatre aux
places “avant” et nous avons été “au spectacle” toute la journée, du paysage
défilant comme un “docu” sur grand écran. Notre sympathique chauffeur, “tiré à
quatre épingles”, a tenu les plus de 9 heures (retirons les arrêts, notamment
pour “casser une graine” à 16heures!) sans moufter, conduisant son car (court)
au milieu des poids lourds “américains” comme un rallyman, les reprises en
moins... Et ce ne sont pas deux barrages de militaires en armes, ni même
quelques contrôles policiers qui ont ralenti “notre course”.
Pas davantage les encombrements
dans les petites villes et villages traversés, où tout se qui roule se mêle : poids
lourds, bagnoles, bécanes, de très nombreuses motocyclettes et même les chevaux
des Caballeros, chapeau tressé sur la tête et écharpe de laine sur l’épaule.
Après avoir traversé la
“Magdalena”, le principal fleuve de Colombie qui remonte se jeter dans la mer
des Caraïbes, les prairies se sont faites plus nombreuses, autant de pâtures
pour des élevages de bovins qui se sont densifiés.
Dans une chouette musique
“latino” souvent espagnole, nous sommes arrivés comme une flèche (100 km/h au
lieu de 60), sautant d’une file à l’autre dans la circulation d’un dimanche
soir, et nous avons découvert Medellin à la nuit, comme si les montagnes en
multiple endroits déversaient sur leurs flancs des milliers de lumières. Lumineusement
surprenant.
Un taxi, l’hôtel avec une bonne
nuit en perspective... Nous découvrirons cette ville au passé sulfureux demain,
nous sommes ici pour 2 jours.
Buenas noches y mañana
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