Mardi 7 janvier 2014
Ce sont les Indiens Manaos qui
ont donné leur nom à cette ville qui en réalité se trouve sur le Rio Negro, un
fleuve de 2300 kilomètres qui prend naissance en Colombie avant de rejoindre
l’Amazone un peu plus en aval de la cité.
Phénomène curieux, les eaux du
Rio Negro ne sont pas à la même température et ne vont pas à la même vitesse,
aussi lorsqu’elles se rencontrent, les “eaux noires” et les “eaux ocres”
cohabitent sur près de 15 kilomètres avant de se mêler.
C’est d’ailleurs ce que nous
avons vu hier en arrivant sur Manaus.
Plus vaillant que le reste de la
troupe, au réveil je me suis mis aussi à l’immodium, après un petit déjeuner
qui passait mal, et nous avons abandonné notre projet de sortir une journée en
forêt au profit de... La chambre !
D’autant que Marilia, en “trip”,
nous avait délégué un de ses amis pour la remplacer, plus restaurateur que
guide, et qui ne semblait pas très motivé pour une sortie. Mathéus, un garçon
absolument charmant qui a fait des études de restauration dans une école
française et qui est revenu au Brésil exercer son art à Manaus.
Nous avons passé un bon moment ensemble en début de matinée pour ajuster nos petits comptes et nous avons récupéré nos billets de bateau pour le lendemain, avec la mauvaise surprise de constater que le départ était à 7heures du matin !
Nous avons passé un bon moment ensemble en début de matinée pour ajuster nos petits comptes et nous avons récupéré nos billets de bateau pour le lendemain, avec la mauvaise surprise de constater que le départ était à 7heures du matin !
Nous avons lutté toute la journée
pour revenir à la vie.
Le choix de “l’hôtel du 10
juillet” reposait sur le fait qu’il se situait en centre ville historique. Dans
l’après-midi François et moi avons laissé les filles à l’agonie pour faire en
duo le mini tour “touristique” que je n’aurais pas raté pour tout l’or du monde
: la visite de l’Opéra de Manaus, autrement dit le “Téatro Amazonas”.
Repéré la veille lors de notre
arrivée en taxi, nous l’avons trouvé à 200 mètres sur une belle place, pavée
avec recherche, au centre de laquelle est érigée un monument formé de quatre
proues de bateau au nom des 4 grands continents; autour de belles constructions
datant de la “belle époque” de la ville.
A l’angle “Nord-Ouest”, le Téatro
Amazonas symbole des années de prospérité de la ville, celle des “Caoutchoutiers”
qui se ruèrent sur ce coin d’Amazonie pour exploiter une curieuse petite pâte
utilisée par des tribus locales. Il faut dire que monsieur Goodyear en 1939
avait découvert sa vulcanisation et “cerise sur le gâteau” monsieur Dunlop, le
pneu en 1887.
Tout est spendeur dans ce
théatre-Opéra, construit en 12 ans et inauguré en 1986. Les “Caoutchoutiers ”
n’ont lésiné sur rien : acier d’Angleterre, marbre de Carrare, miroir de
Venise, marquetterie de Paris, tuiles de la coupole d’Alsace, rideau de scène
peint aussi à Paris, comme le plafond y fût peint également et ramené à Manaus
en morceaux, et le bois d’Amazonie amené au Portugal pour y être sculpté !
Nous avons opté pour la visite
guidée, en Portugais (?) et avons admiré l’exceptionnelle salle “à l’italienne”
ainsi que la salle de bal à l’étage, au somptueux parquet de bois et aux murs
peints de scènes d’Amazonie.
Un aventurier Anglais ayant
réussi “à voler” la précieuse graine de l’hévéa, la Malaisie devint le concurrent
direct du caoutchouc brésilien et ce fût dans les années 25 la crise
économique.
... Et pour en revenir à notre
crise à nous, avec hâte nous avons replongé au lit d’où nous n’avons tous
émergé que le lendemain matin.
Lorsqu'on dispose d'une suite aussi somptueuse, on peut comprendre que vous souhaitez en profiter le plus possible. Je soupçonne même les filles d'avoir exagéré les signes d'un discret embarras digestif pour s'y prélasser un max. Chiassez, pardon je voulais dire "sachez" que nous vous comprenons et vous envions.Nous avons allumé un cierge à Saint Immodium pour que vos vœux les plus constipés soient exaucés.
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