Trans-Amazonie

Trans-Amazonie

vendredi 10 janvier 2014

MANAUS


Mardi 7 janvier 2014
Ce sont les Indiens Manaos qui ont donné leur nom à cette ville qui en réalité se trouve sur le Rio Negro, un fleuve de 2300 kilomètres qui prend naissance en Colombie avant de rejoindre l’Amazone un peu plus en aval de la cité.
Phénomène curieux, les eaux du Rio Negro ne sont pas à la même température et ne vont pas à la même vitesse, aussi lorsqu’elles se rencontrent, les “eaux noires” et les “eaux ocres” cohabitent sur près de 15 kilomètres avant de se mêler.
C’est d’ailleurs ce que nous avons vu hier en arrivant sur Manaus.
Plus vaillant que le reste de la troupe, au réveil je me suis mis aussi à l’immodium, après un petit déjeuner qui passait mal, et nous avons abandonné notre projet de sortir une journée en forêt au profit de... La chambre !
D’autant que Marilia, en “trip”, nous avait délégué un de ses amis pour la remplacer, plus restaurateur que guide, et qui ne semblait pas très motivé pour une sortie. Mathéus, un garçon absolument charmant qui a fait des études de restauration dans une école française et qui est revenu au Brésil exercer son art à Manaus.
Nous avons passé un bon moment ensemble en début de matinée pour ajuster nos petits comptes et nous avons récupéré nos billets de bateau pour le lendemain, avec la mauvaise surprise de constater que le départ était à 7heures du matin !
Nous avons lutté toute la journée pour revenir à la vie.
Le choix de “l’hôtel du 10 juillet” reposait sur le fait qu’il se situait en centre ville historique. Dans l’après-midi François et moi avons laissé les filles à l’agonie pour faire en duo le mini tour “touristique” que je n’aurais pas raté pour tout l’or du monde : la visite de l’Opéra de Manaus, autrement dit le “Téatro Amazonas”.
Repéré la veille lors de notre arrivée en taxi, nous l’avons trouvé à 200 mètres sur une belle place, pavée avec recherche, au centre de laquelle est érigée un monument formé de quatre proues de bateau au nom des 4 grands continents; autour de belles constructions datant de la “belle époque” de la ville.
A l’angle “Nord-Ouest”, le Téatro Amazonas symbole des années de prospérité de la ville, celle des “Caoutchoutiers” qui se ruèrent sur ce coin d’Amazonie pour exploiter une curieuse petite pâte utilisée par des tribus locales. Il faut dire que monsieur Goodyear en 1939 avait découvert sa vulcanisation et “cerise sur le gâteau” monsieur Dunlop, le pneu en 1887.
Tout est spendeur dans ce théatre-Opéra, construit en 12 ans et inauguré en 1986. Les “Caoutchoutiers ” n’ont lésiné sur rien : acier d’Angleterre, marbre de Carrare, miroir de Venise, marquetterie de Paris, tuiles de la coupole d’Alsace, rideau de scène peint aussi à Paris, comme le plafond y fût peint également et ramené à Manaus en morceaux, et le bois d’Amazonie amené au Portugal pour y être sculpté !
Nous avons opté pour la visite guidée, en Portugais (?) et avons admiré l’exceptionnelle salle “à l’italienne” ainsi que la salle de bal à l’étage, au somptueux parquet de bois et aux murs peints de scènes d’Amazonie.
Un aventurier Anglais ayant réussi “à voler” la précieuse graine de l’hévéa, la Malaisie devint le concurrent direct du caoutchouc brésilien et ce fût dans les années 25 la crise économique.
... Et pour en revenir à notre crise à nous, avec hâte nous avons replongé au lit d’où nous n’avons tous émergé que le lendemain matin.


Boa noite e amanhã












  




1 commentaire:

  1. Lorsqu'on dispose d'une suite aussi somptueuse, on peut comprendre que vous souhaitez en profiter le plus possible. Je soupçonne même les filles d'avoir exagéré les signes d'un discret embarras digestif pour s'y prélasser un max. Chiassez, pardon je voulais dire "sachez" que nous vous comprenons et vous envions.Nous avons allumé un cierge à Saint Immodium pour que vos vœux les plus constipés soient exaucés.
    P

    RépondreSupprimer