Vendredi 17 janvier 2014
Il était 12heures30 lorsque le
petit bus de la compagnie “Transports Reine” nous déposait à Tunja, après les 3
heures de route annoncées par le “Lonely Planet” de François... Rien à faire,
c’est le Roi des guides de tourisme. C’est d’ailleurs à partir de ses infos sur
l’hôtellerie que nous avions trouvé l’hôtel “la Casa Réal” où nous nous sommes
faits mener à la descente du bus. Une vieille maison coloniale avec patio,
aménagée en hôtel.
La météo nous avait promis de la
pluie mais c’est sous le soleil que nous avons fait la route, la traversée des
quartiers Nord de Bogota, bien “proprets” avec une “infinitude” d’immeubles en
briques en excellent état d’entretien, de chaque côté de belles avenues, sur fond
de verdure et rapidement de collines. Nous restons sur les hauts plateaux,
composés de petites montagnes constituant la cordillère orientale. Un paysage
qui ressemble aux pré-alpes savoyardes ou dauphinoises, avec des vaches à la
pâture. Seuls les faciès des habitants et quelques autres détails des villages
traversés, nous ramènent dans une Colombie espagnole matinée d’indianité.
A 15 kilomètres de Tunja, nous
avons repéré plusieurs monuments dont nous avions lus, qu’ils avaient été
érigés à la mémoire de la bataille que livrèrent les troupes de Simon Bolivar et
du général Santander à l’armée espagnole qui fût vaincue... C’était le 17 août
1819 et l’Espagne signait dans sa défaite la perte de sa colonie.
Fondée en 1539, Tunja est une des
plus anciennes villes de Colombie et a une altitude de 2810 mètres, elle serait
la plus froide du pays. C’est enfin pour terminer la ville la plus sûre de
Colombie.
Nous sommes ici pour faire d’une
pierre deux coups, en premier voir cette ville universitaire de 180 000
habitants dont le petit centre colonial est classé au patrimoine de la Colombie,
et en second faire demain un aller et retour à Villa de Leyva à 39 kilomètres plus
à l’Ouest, une petite ville incontournable par son architecture coloniale particulièrement
bien préservée, et que les circuits des agences ne ratent pas.
Nous sommes un peu claqués et
après un petit resto à deux ou trois maisons, nous sommes revenus siester
pendant une bonne heure, avant de faire le tour du “centro”, dont nous faisons
parti d’ailleurs. La vielle ville est grimpée sur une colline alors que la
partie plus récente couvre tous les alentours.
Comme toujours le centre du
centre est une énorme place et à Tunja comme partout ailleurs, ou presque, elle
se nomme Place Simon Bolivar... Avec le “Libérator” en statue équestre comme il
se doit.
Autour, de beaux bâtiments
anciens sur trois côtés, l’église Saint Francisco dominant la place de toute sa
stature de pierre, et sur sa droite, la belle maison du fondateur de la ville
transformée en musée. Une maison qui respire le style “mudéjar”, avec balcons
de bois tournés, l’intérieur donnant sur un patio planté notamment d’amandiers,
complété d’un très beau jardin sur l’arrière, l’ensemble vous plongeant dans un
coin d’Andalousie.
A l’intérieur, de magnifiques
plafonds à caissons peints de motifs d’inspiration mythologique, des armures et
de beaux meubles.
Grosse animation dans les trois
ou quatre rues de la périphérie où l’on s’aperçoit que la population est
provinciale, à l’allure nettement plus rustique que celle de leurs concitoyens
de la Capitale. Pas de “bombasses” coincées dans des jean’s moulants mais la
mise modeste de gens simples.
Nous avons amplement “chalandisé”
pour quelques courses, notamment pour la “dînette” du soir : avocat et yaourt.
Et dodo avec un livre à la main,
sans attendre pour nous réchauffer sous les deux couvertures de grosse laine sans
oublier la couette qui sert de couvre lit, car nous “glaglatons”... Le
chauffage ne semble pas exister en Colombie !
Samedi 18 janvier 2014
La nuit sur le matelas de laine
et écrasés sous les deux couvertures en poils de lama, lourdes au point de
croire que la bête était carrément couchée sur vous, fût bonne malgré le
froid... Et en forme nous pouvions “attaquer” la journée.
Une des destinations dominicales
des Bogotanos serait la petite ville Villa de Leyva... Et bien c’est là que
nous sommes allés aujourd’hui.
Arrivés “piédibus” à la petite
gare routière, nous avons choppé le premier car en partance, un petit fourgon
vitré sans âge pourrais-je mieux dire, et à 10 heures nous étions sur place
après avoir été secoués dans tous les sens pendant plus d’une heure. Faut dire
que nous avons roulé à “saute-montagnes” tout le long d’une route qui ne mérite
pas le podium en la matière.
Fondée également au 16ème siècle,
Villa de Leyva est restée une petite ville qui s’organise autour d’une
monumentale place de 128 km2, toute pavée de moellons irréguliers comme les
rues adjacentes, et qui s’appelle pour me contredire “la Plaza Mayor”.
Bordée des 4 côtés de très beaux
édifices “coloniaux” dominés là encore par une église, trapue et sobre,
“l’Iglésias de Nuestra Senora del Rosario”. Auparavant, légèrement à l’écart,
nous avions commencé par visiter “l’Iglésias de Nuestra Senora del Carmen”,
suivi même le tout début d’un office où il était “amusant” de voir arriver
quelques modestes amérindiens dans leurs vêtements chauds et chapeaux sur la
tête. Nous avons consacré un petit moment au petit musée d’Art Religieux attenant
au cloître des Carmélites.
Inscrite au Patrimoine du Pays, aucun
“voyage organisé” ne fait l’impasse sur ce petit “joyau” touristique, qui a le
défaut de faire presque trop “décor de
cinéma”... Mieux mais moins naturel que Tunja.
Passons sur l’excellente “parrilla”
qui a rempli nos estomacs dans un fort joli patio, pour relater que d’un saut
de taxi nous sommes partis visiter à quelques kilomètres de la ville un site de
la civilisation Muesca tout à fait remarquable. Il s’agit d’un ensemble d’une
trentaine de monolithes vieux de 2000 ans, alignés pour certains, et que l’on
pense avoir servi à la fois comme lieu cérémoniel et comme d’un laboratoire
astronomique... Comme à “Stonehenge”.
La région est riche en fossiles de
la période du crétacé, dont celui d’un ancien reptile marin de 7 mètres de
long, proche du crocodile, mais nous avons snobé le “Museo el Fossil” s’y
rapportant, que nous avons jugé trop à l’écart de la ville, et puis après nos
parrillas, nous n’avions pas vraiment le goût aux vieux os !
Du taxi nous avons pris “au vol”
un bus de retour sur Tunja et 90 minutes après nous étions à faire “nos
courses” pour la “dînette” du soir que nous avons arrosé d’un vin de Colombie
(la première bouteille depuis notre départ!) qui avait dans sa “gouleyance” le
sucré des vins italiens... Sacré Colombie !
En arrivant à la gare routière
nous avons pris le temps d’acheter nos 4 places de bus pour Medellin, départ
9heures pour 10heures de route, et, avant de dîner celui de nous réserver un
hôtel pour nous accueillir à notre arrivée.
Buenas noches y mañana
je souhaite simplement faire un commentaire "général" sur le blog.
RépondreSupprimerConcernant le texte, il reste concis, va à l'essentiel et ajoute les petits détails de la vie quotidienne qui nous permettent de mieux "vivre" le voyage.
Les photos viennent souligner le texte (on y retrouve bien ce qui est décrit et ce qu'on imaginait en lisant le texte). Les photos sont nombreuses et travaillées. Avant d'être mises sur le blog, les photos sont retravaillées, recadrées (cf les photos de musée). C'est tout un travail qui est réalisé à l'intention des blogophiles. Soyez en ici remerciés et sachez que nous apprécions.
Je n'ai pas raconté de connerie aujourd'hui.Faut que je prenne ma température; je suis peut-être malade !
P