Trans-Amazonie

Trans-Amazonie

lundi 1 septembre 2014

ORSAY




Lundi 24 février 2014

Iberia a correctement rempli le contrat avec une arrivée à Madrid à 14heures45, heure locale, approximativement à l’heure prévue. Correctement reposés, nous avons un peu erré sans trop de peine et à 17heures30 nous redécollions pour Paris-Orly où nous sommes arrivés à 19heures30 comme prévu… Et une bonne heure plus tard, nous étions à la maison plongée dans le noir et le froid depuis 2 mois.

Nous en rêvions… Après 2 mois de « bouffe » médiocre, à une dizaine d’exceptions au mieux, nous nous sommes attablés devant une boîte de cassoulet accompagnée d’une bonne salade à l’huile de noix achetée à l’épicerie au sortir de la gare du Guichet avec un « calendos », le tout arrosé d’un petit bordeaux remonté de la cave, pour finir par deux tartelettes au citron qu’Anne la gourmande avait pris chez Paul à Orly, avec une bonne baguette à la française !

GUAYAQUIL

Samedi 22 février 2014
Partis à l’heure, nous retrouvions pour la troisième et dernière fois Guayaquil à 12heures30 et notre hôtel une demi-heure plus tard, du moins le petit resto du rez de chaussée pour le menu traditionnel, soupe, plat complet et jus de fruits à 4 dollars 50… Pour 2 !
Après avoir récupéré les bagages abandonnés pour les Galapagos et qui nous attendaient sagement, nous avons pris le chemin du centre ville sans perte de temps avec pour objectif premier de rejoindre le marché artisanal pour y trouver nos petits cadeaux pour la famille, me trouver un « panama »… Ce qui fût fait avec un bel « amarillo » de paille jaune pour changer un peu !
Notre butin déposé à l’hôtel, que faire d’autre que de repartir à la quête d’une table pour y déjeuner avant de poursuivre en direction du malecon pour nous rafraichir le gosier, avec du « sans alcool » car c’est week-end d’élection et sous ces latitudes, l’alcool est interdit en de pareils évènements… Ce qui n’empêchait pas les consommateurs de s’enflammer sur leurs chaises devant la télé ou deux équipes équatoriennes s’affrontaient une passion toute Sud-Américaine, le « futbal » relevant ici du sacré.
Ainsi nous nous sommes glissés jusqu’au dîner avant de plonger dans les lumières de la ville pour rejoindre notre hôtel.








Dimanche 23 février 2014
Jour « J » comme « Jour ultime »… Notre avion de retour est pour 21heures45 avec la perspective de vivre une dernière belle journée à Guayaquil bien qu’il soit nécessaire de nous présenter à l’aéroport 3 heures avant de décollage.
Avant toute chose, en nous contentant d’un thé dans un peu d’eau chauffée avec nos résistances de voyage, toutes nos affaires se sont retrouvées étalées sur le lit pour un bon tri de nos fringues, entre celles que nous avions l’intention de donner, et celles à ramener. Refaire surtout nos sacs en mettant à portée nos vêtements chauds pour notre arrivée à Orly, peut-être même pour Madrid puisque nous y avons un stop avec changement d’avion.
Une fois refaits, nous avons à nouveau remisé nos sacs dans une pièce de l’hôtel réservée à cet effet et nous avons filé en ville pour remonter complètement le Malecon et rejoindre à son extrémité Nord le « barrio » de Santa Anna qui domine le fleuve, une colline de maisons colorées et dominée par un phare, symbole par sa réhabilitation du renouveau de la première cité du pays.
J’avais le secret espoir, en passant, que nous visitions le Musée d’Arts Modernes, à l’articulation du Malecon et du quartier de Las Penas, qui concerne les premières maisons de Santa Anna, mais ici aussi, en Equateur comme en Colombie du reste, les travailleurs ne sont pas partants pour bosser le dimanche, des paresseux comme les petits français assurément pour les aficionados du libéralisme débridé !
Et tant pis pour le touriste probablement, qui le comprend quand il n’est pas trop… « Con » !
Il nous restait à apprécier le bâtiment futuriste qui a lui seul méritant la rencontre avant de grimper les premières rues de Las Penas, aux maisons bellement restaurées avec le concours du Ministère de la Culture. Le quartier ne représentant que le premier niveau de Santa Anna, nous pensions pouvoir gravir la colline en sautant de rue en rue et d’escalier en escalier mais nous avons eu beau en faire le tour, systématiquement, un policier nous empêchait de passer, sans que nous comprenions jusqu’au moment où des habitants se sont faits plus explicites par un geste de la main qui au niveau du cou passait d’une oreille à l’autre !
Force était donc de constater que si Santa Anna séduisait de loin, affichait auprès toutes les caractéristiques d’une favela dangereuse pour les étrangers.
C’est en fait en revenant quasiment à Las Penas, après avoir fait le tour de la colline, que nous avons trouvé le passage, une succession de ruelles en escalier, bordées de boutiques, bars et restaurants, tous fermés comme on l’aura compris, amplement « fliqué » pour la sécurité, et ainsi nous avons gagné au terme de plus de 500 marches, la petite place du sommet où se font face une petite chapelle et notre joli phare qu’ il nous restait à escalader… De l’intérieur !
Au pied, Guayaquil au bord du fleuve Guaya, une ville tentaculaire qui de sa «  skyline » qui domine la rive s’infiltre de toutes parts dans les terres pour contenir ses plus de 2 millions d’habitants.
Il nous restait à redescendre dans la touffeur de la mi-journée, pour trouver une table mais ce n’est que vers 14heures que nous avons pu passer commande et ce fut des grosses crevettes à la planche pour Anne et un super poisson grillé pour moi, avec des frites pour nous deux… Arrosés de coca faute de bière possible en ce week-end interdit d’alcool.
Histoire de prendre notre temps, ce fut un second arrêt pour un sundae au Mac-Do d’à côté, et un troisième stop pour un café et bien repus nous avons nonchalamment remonté l’avenue du 9 octobre pour rejoindre notre hôtel afin de nous changer après une bonne douche, et avec armes et bagages, vers 17heures un taxi nous a transportés à l’aéroport, le scrabble à portée pour patienter jusqu’à notre envol… Et avec une demi-heure de retard notre avion a pris la direction de l’Europe.

















MONTAÑITA



Mardi 18 février 2014
Après avoir amplement pris notre temps au réveil et petit déjeuner dans le petit resto au pied de l’hôtel, notre matinée à Guayaquil releva plus de l’étape« technique » que « touristique »… A faire « des sous » pour la dernière ligne droite, à répondre aux mails et faire quelques recherches sur internet au sujet de l’hôtellerie qui pouvait nous attendre, avant de déjeuner tôt pour avoir le temps de gagner la gare routière sans précipitation... "Cool Raoul" !
Curieusement nous avons refait par la route la partie terrestre que nous avions survolé la veille sitôt le continent rejoint, une région plate et vite sablonneuse au fur et à mesure que nous nous rapprochions de l’océan suivant une direction plein Ouest, avant de piquer vers le Nord en longeant le littoral pour gagner notre station balnéaire quelques 70 kilomètres plus haut.
Le Lonely-Planet qui date de 2009 ne dit strictement rien sur Montanita, au contraire du Routard de 2011 qui en substance écrit : « c’est un village qui est devenu très à la mode, à l’ambiance jeune très « sea, sex and sun » où l’on se croirait à  hippie-land…Les rues sont en terre et la plupart des hôtels sont bâtis en bois et en bambou… Sauf que 2 années plus tard, le béton a fait son apparition comme troisième élément de construction et la ville continue de croître à coups d’extensions de ce qui existe, en hauteur quand la largeur ne les permet pas, et suivant de nouveaux chantiers qui s’animent de partout.
Au départ, on imagine qu’une bande de jeunes ont découvert le site pour en faire un véritable spot de surf… Le fait est que les rouleaux du Pacifique viennent s’écraser sur le sable avec force écume.
Bref nous avons débarqué dans un vaste capharnaüm, à l’asiatique pour le décorum mais internationale pour la faune, avec néanmoins une jeunesse Equatorienne qui nous ramène en Amérique du Sud. On imagine bien que tout ce petit monde ne fume pas que de l’eucalyptus, surtout  au « Pakalolo », un hôtel qui par son nom affiche la couleur. Il nous a bien fallu deux tours de patelin à traîner nos sacs pour faire celui des hébergements, souvent « glauques » comme l’hôtel que nous avions repéré le matin même sur internet, et à l’écart du « bordel musical »  généré par les restos et bars de toutes sortes. Nous avons élu domicile dans un établissement plus proche de nos aspirations de repos dans le calme, une grande chambre avec kitchenette, belle salle de bain et grand balcon sur la rivière, la plage et la mer en perspective pour les couchers de soleil.
Sans oublier un grand écran plat devant lequel nous avons dîné et passé la soirée, bien calé dans notre « king bed » à regarder la retransmission des jeux olympiques… Un spectacle enneigé sous l’équateur ! 





Du mercredi 19 au vendredi 21 février 2014
Nous venons de passer trois jours au programme unique, plus « sea and sun que sex », quoique… Une vraie parenthèse de temps suspendu avant de retrouver le vieux continent et son agitation de « sauvage », sa répression routière et tutti quanti. Depuis 2 mois, nous n’avons pas vu un seul radar vous piégeant à tout va pour alimenter les caisses publiques !
Réveils en douceur, petits-déjeuners sur le toit- terrasse, bain de mer et plage-lecture en chaise longue le matin, resto çà et là pour le déjeuner, sieste, lecture et scrabble à l’ombre sur notre terrasse, plongée dans l’atmosphère « babacool » de Montanita en seconde partie de l’après-midi, petites courses dans les petits markets du bled et mojito au spectacle de la rue de notre bar favori et enfin, soirée à l’hôtel devant les jeux olympiques.
Le matin du dernier jour, nous avons acheté nos billets de bus pour le lendemain, départ 10heures.