Vendredi 7 février 2014
Arrivés par Le « Terminal Norte », il nous faut repartir de l’autre
extrémité de la ville, du « Terminal terrestre Quitombe » récent de
construction et à l’architecture futuriste, effectivement très loin au Sud de
Quito, qui s’éveillait ce matin en pleine pollution au point de rouler toutes
fenêtres de notre taxi, fermées.
Nous n’avons pas tardé, pour le Sud les départs sont fréquents, et à
9heures nous prenions la route. D’abord une voie rapide, souvent une 2 fois 3
voies et au pire une très belle 2 voies, roulante à souhait avec de longs
méandres à travers la sierra du centre, la partie la « plus chaude »
du couloir de volcans qui jalonne la route d’un côté comme de l’autre, par le
moindre des maillons de la fameuse ceinture de feu du Pacifique, une des
questions posées lorsque j’ai passé mon certificat d’études à Papeete en 1957…
Et à laquelle j’avais parfaitement répondu.
Depuis Bogota, nous vivons le même spectacle dans le bus à quelques nuances
près, la musique hispanique quand elle n’est pas carrément espagnole, parfois
la vidéo, chaque film étant doublé, mais ce matin, c’est chansons, ce que nous
préférons, les images d’un film ayant par leur animation, tendance à attirer
notre regard alors que l’intérêt est dans le paysage.
Comme souvent, notre bus était « direct » ce qui ne veut pas dire
qu’il ne s’arrête pas en cours de route, à des gares routières intermédiaires
ce que nous avons fait deux fois, à Latacunga et à Ambato, où pour prendre des
passagers à des arrêts marqués ou « à la volée » en passant. Il
suffit parfois d’un signe de la main, ce qui s’est passé ce matin sans
toutefois bourrer le bus au-delà du raisonnable comme parfois.
Dès que nous observons un arrêt, le bus est aussitôt pris d’assaut pour
vendre des produits de toutes sortes, de l’extérieur lors d’encombrement dans
les villes mais souvent à l’intérieur, les vendeuses et les vendeurs n’hésitant
pas de monter à bord avec la complicité du chauffeur et de son aide, pour
redescendre quelques centaines de mètres ou kilomètres plus loin. C’est surtout
des fruits ou de la nourriture, cela peut être des sucreries vendues par des
enfants, mais aussi des produits de santé proposés par des bonimenteurs qui
n’hésitent pas à commencer par un cours de diététique pour déclencher les
ventes. Ce matin, un vendeur de porte-bonheurs nous a bassiné les oreilles
avant de procéder à la distribution d’office et de récupérer ses articles en
cas de non-intérêt, c’est bien connu, il est important que le prospect touche
le produit avec ses mimines !
Nous avons mis 4heures en réalité et nous sommes arrivés à 13heures, le
schéma idéal pour profiter de sa destination toute une après-midi.
D’abord, nous nous sommes installés dans un hôtel du quartier de la gare du train, car non seulement Riobamba est sur la ligne ferrée qui reprend du service mais c’est de cette ville que part pour quelques dizaines de kilomètres vers le Sud, un « autoferro » comme nous en avons pris un à Ibarra, avec un souhait de le voir de près ou de loin, et puis nous avons dégoté un resto ce qui s’est fait sans véritable inspiration, à 14 heures bien sonnés.
D’abord, nous nous sommes installés dans un hôtel du quartier de la gare du train, car non seulement Riobamba est sur la ligne ferrée qui reprend du service mais c’est de cette ville que part pour quelques dizaines de kilomètres vers le Sud, un « autoferro » comme nous en avons pris un à Ibarra, avec un souhait de le voir de près ou de loin, et puis nous avons dégoté un resto ce qui s’est fait sans véritable inspiration, à 14 heures bien sonnés.
Une demi-heure plus tard, nous « siestions » et c’est le réveil
qui nous a ramenés à la réalité, à croire que nous avions du sommeil en retard…
Ainsi la forme retrouvée, nous avons entrepris un tour de ville, avec la gare
voisine en premier lieu, bellement rénovée, et puis la collection de rues, pavées
et en damier, le classique, autour de quelques places toujours dominées par les
inévitables églises.
Riobamba est une ville moyenne (environ 130.000 âmes), toujours élevée en
altitude puisqu’à 2750 mètres, sans beaucoup de charme en dehors de la gare
joliment rénovée, et de quelques rares immeubles qui sont passés à travers des
éruptions et des séismes, comme le « Colegio National Maldonado » au
« Parque Sucre », la place centrale bordée également par la
Cathédrale qui n’a plus que sa grosse façade coloniale pour masquer sa
reconstruction de béton.
Plus loin le monastère de la Conception est très beau, par contre
l’église de la Merced quelques rues plus loin est parfaitement banale.
Riobamba est connu pour son train touristique qui fait « sa
boucle » le samedi et que nous ne prendrons pas, on ne peut pas tout
faire, et pour un marché « andin » typique, toujours le samedi matin,
et que nous tenterons de voir avant de reprendre notre route. Pour ne pas
perdre du temps à le chercher dans la ville, nous avons été « localisés »
la petite place où il doit se dérouler.
Riobamba est aussi le point idéal pour les randonneurs et alpinistes qui
veulent partir à la conquête des cimes avoisinantes, la ville est encerclée de
hautes montagnes enneigées, ce que nous ne pouvons voir à cause de leurs
coiffes nuageuses, dont le Chimborazo, le plus haut sommet de l’Equateur qui
culmine à 6310 mètres. A noter qu’en venant nous avons croisé le Cotopaxi qui
fait déjà 5887 mètres d’altitude, le second volcan du Pays avec l’allure du
Fuji Yama vu d’en bas, un cratère énorme en activité, mais que nous n’avons pas
vu pour cause de nuages.
Voila pour ce qui n’aura été qu’une ville étape, demain nous devons
rejoindre Cuenca, ville également distinguée par l’Unesco et qui demande 5 à 6
heures de route pour être méritée.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire