Trans-Amazonie

Trans-Amazonie

lundi 1 septembre 2014

CUENCA



Dimanche 9 février 2014
5 heures de ballade tranquille sous un beau soleil, après une grasse matinée digne d’un dimanche matin, c’est presque parfait si l’on fait abstraction que toute cité s’endort inévitablement les après-midis du « jour du Seigneur », surtout en terre chrétienne, ainsi à 12heures55, nous nous sommes heurtés à la porte du petit musée d’Art Moderne que nous voulions visiter, et qui se fermait sur notre nez.
Nous aurions dû nous en douter et choisir de déjeuner un brin plus tôt !
Pas grave, le musée qui nous passionne le plus est celui de la rue, et une ville découverte dans l’animation du dimanche matin relève toujours du plaisir, d’autant que le centre de Cuenca est vraiment avenant. C’était messe dans toutes églises à commencer par la « catédral de la immaculada », imposante de briques rouges et de marbre rose, toutes portes ouvertes sur le « Parque Calderon », la place principale qui sert d’articulation aux rues de la ville et dont les arbres rivalisent de hauteur avec le monument religieux.
Baignée de musique et de chants, la cathédrale était comble d’un parterre de fidèles venus en famille, beaux vêtements et chapeaux ronds, au point qu’elle débordait amplement sur les parvis, la rue et la place.
Au centre des « marchands du temple », les vendeurs de glaces étaient déjà en pôle position, surtout de la glace malaxée à l’ancienne et vendue à la cuillère.
Sortir de la cathédrale et faire cent mètres c’est « tomber » sur une autre place, celle de « l’Iglesia Del Carmen » devant laquelle est installé un charmant marché de fleurs. Une fanfare offre une musique « hispagnolante » pour le plaisir de la population endimanchée qui sort d’un office… Et du nôtre.
Passons sur les deux ou trois autres églises croisées sur le chemin du Rio Tomebamba  que nous voulions retrouver pour en remonter les berges surplombées de belles maisons avant de remonter plus loin sur « la falaise » et rejoindre l’important marché de la « Calle du 10 de Augusto » où nous avons fait quelques achats pour le diner du soir en nous promettant d’y revenir déjeuner d’une belle assiettée de porc à la broche qui nous a faits saliver en passant devant les stands de restauration du premier étage.
Il nous fallait au préalable dénicher le « Paseo el Barranco » pour connaître tout ou presque sur la fabrication des « panamas ». Le chapeau de paille équatorien qui trouva le succès en servant de couvre-chef aux bâtisseurs du canal de Panama, d’où son appellation au-delà des frontières. Nous devrions l’appeler  Montecristi, du nom du village proche du Pacifique où est né le « sombrero de paja toquilla », le chapeau de paille le plus célèbre au monde, fabriqué de nos jours en divers endroits de l’Equateur dont Cuenca dont la production est célèbre à la hauteur de la qualité produite.
Anne n’en veut pas pour elle mais si j’en achète un pour moi ce sera à la dernière minute pour ne pas le massacrer avant de partir.
Retour « au cochon » qui dorait en nous attendant, nous n’aurions pas manqué (je parle surtout pour moi) ce sublime rendez-vous pour tout l’or des Incas du monde… La viande aussi tendre que parfumée et la peau craquante délicatement sous la dent.
Rien de tel qu’une bonne glace en dessert pour nous remettre de la fermeture du musée, et c’est au pied de la Cathédrale où nous avions repéré un glacier de rêve que nous nous sommes confortablement attablés, Anne devant une inévitable banana split et moi devant une coupe de glace « moka », baignée de liqueur au chocolat et haute comme un volcan, la chantilly remplaçant la neige en l’occurrence. C’est toujours un peu stupide de dire ça, mais si nous en avions déjà mangé d’aussi bonnes, nous n’en avons jamais trouvé de meilleures.
Une dernière grande ballade dans les rues à regarder en l’air les façades des immeubles nous a ramenés à l’hôtel où nous nous sommes installés pour le reste de la journée, à lire et à jouer au scrabble, à mettre à jour mes notes en attendant le « miam miam » du soir… Au milieu des autres « pensionnaires », venus çà et là du sous-continent Américain, et tous au repos forcé du dimanche après-midi































Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire