Samedi 22 février 2014
Partis à l’heure, nous retrouvions pour la troisième et
dernière fois Guayaquil à 12heures30 et notre hôtel une demi-heure plus tard,
du moins le petit resto du rez de chaussée pour le menu traditionnel, soupe,
plat complet et jus de fruits à 4 dollars 50… Pour 2 !
Après avoir récupéré les bagages abandonnés pour les
Galapagos et qui nous attendaient sagement, nous avons pris le chemin du centre
ville sans perte de temps avec pour objectif premier de rejoindre le marché
artisanal pour y trouver nos petits cadeaux pour la famille, me trouver un
« panama »… Ce qui fût fait avec un bel « amarillo » de
paille jaune pour changer un peu !
Notre butin déposé à l’hôtel, que faire d’autre que de
repartir à la quête d’une table pour y déjeuner avant de poursuivre en
direction du malecon pour nous rafraichir le gosier, avec du « sans
alcool » car c’est week-end d’élection et sous ces latitudes, l’alcool est
interdit en de pareils évènements… Ce qui n’empêchait pas les consommateurs de
s’enflammer sur leurs chaises devant la télé ou deux équipes équatoriennes
s’affrontaient une passion toute Sud-Américaine, le « futbal »
relevant ici du sacré.
Ainsi nous nous sommes glissés jusqu’au dîner avant de
plonger dans les lumières de la ville pour rejoindre notre hôtel.
Dimanche 23 février 2014
Jour « J » comme « Jour ultime »…
Notre avion de retour est pour 21heures45 avec la perspective de vivre une
dernière belle journée à Guayaquil bien qu’il soit nécessaire de nous présenter
à l’aéroport 3 heures avant de décollage.
Avant toute chose, en nous contentant d’un thé dans un
peu d’eau chauffée avec nos résistances de voyage, toutes nos affaires se sont
retrouvées étalées sur le lit pour un bon tri de nos fringues, entre celles que
nous avions l’intention de donner, et celles à ramener. Refaire surtout nos
sacs en mettant à portée nos vêtements chauds pour notre arrivée à Orly,
peut-être même pour Madrid puisque nous y avons un stop avec changement
d’avion.
Une fois refaits, nous avons à nouveau remisé nos sacs
dans une pièce de l’hôtel réservée à cet effet et nous avons filé en ville pour
remonter complètement le Malecon et rejoindre à son extrémité Nord le
« barrio » de Santa Anna qui domine le fleuve, une colline de maisons
colorées et dominée par un phare, symbole par sa réhabilitation du renouveau de
la première cité du pays.
J’avais le secret espoir, en passant, que nous visitions
le Musée d’Arts Modernes, à l’articulation du Malecon et du quartier de Las
Penas, qui concerne les premières maisons de Santa Anna, mais ici aussi, en
Equateur comme en Colombie du reste, les travailleurs ne sont pas partants pour
bosser le dimanche, des paresseux comme les petits français assurément pour les
aficionados du libéralisme débridé !
Et tant pis pour le touriste probablement, qui le
comprend quand il n’est pas trop… « Con » !
Il nous restait à apprécier le bâtiment futuriste qui a
lui seul méritant la rencontre avant de grimper les premières rues de Las
Penas, aux maisons bellement restaurées avec le concours du Ministère de la
Culture. Le quartier ne représentant que le premier niveau de Santa Anna, nous
pensions pouvoir gravir la colline en sautant de rue en rue et d’escalier en
escalier mais nous avons eu beau en faire le tour, systématiquement, un
policier nous empêchait de passer, sans que nous comprenions jusqu’au moment où
des habitants se sont faits plus explicites par un geste de la main qui au
niveau du cou passait d’une oreille à l’autre !
Force était donc de constater que si Santa Anna séduisait
de loin, affichait auprès toutes les caractéristiques d’une favela dangereuse
pour les étrangers.
C’est en fait en revenant quasiment à Las Penas, après
avoir fait le tour de la colline, que nous avons trouvé le passage, une
succession de ruelles en escalier, bordées de boutiques, bars et restaurants,
tous fermés comme on l’aura compris, amplement « fliqué » pour la
sécurité, et ainsi nous avons gagné au terme de plus de 500 marches, la petite
place du sommet où se font face une petite chapelle et notre joli phare qu’ il
nous restait à escalader… De l’intérieur !
Au pied, Guayaquil au bord du fleuve Guaya, une ville
tentaculaire qui de sa « skyline » qui domine la rive
s’infiltre de toutes parts dans les terres pour contenir ses plus de 2 millions
d’habitants.
Il nous restait à redescendre dans la touffeur de la
mi-journée, pour trouver une table mais ce n’est que vers 14heures que nous
avons pu passer commande et ce fut des grosses crevettes à la planche pour Anne
et un super poisson grillé pour moi, avec des frites pour nous deux… Arrosés de
coca faute de bière possible en ce week-end interdit d’alcool.
Histoire de prendre notre temps, ce fut un second arrêt
pour un sundae au Mac-Do d’à côté, et un troisième stop pour un café et bien
repus nous avons nonchalamment remonté l’avenue du 9 octobre pour rejoindre
notre hôtel afin de nous changer après une bonne douche, et avec armes et
bagages, vers 17heures un taxi nous a transportés à l’aéroport, le scrabble à
portée pour patienter jusqu’à notre envol… Et avec une demi-heure de retard
notre avion a pris la direction de l’Europe.
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