Lundi 10 février 2014
Ce matin nous avons battu tous les records de rapidité avec 20 minutes pour
passer de la fin du petit déjeuner servi par l’hôtel, au départ du bus pour
Guayaquil, à la sortie de la ville. Chose incompréhensible, alors que nous
avons acheté nos places à peine 5 minutes avant de monter, nous étions placés
aux places avant alors que le car est parti complet… Et tant mieux, jusqu’à la
grande plaine, la route fût superbe.
A peine sorti de la ville, la route pénètre dans le « Parque Nacional
El Cajas » au relief montagneux de toute beauté, perlé de dizaines de
lagunes aux eaux vertes et Anne nous a ouvert à nouveau sa « boîte à
superlatifs » juste avant que ce
soit moi qui le fasse. Décidément, ces Andes Equatoriennes nous auront totalement
séduits et ce dernier parcours dans sa montée vers le dernier col avant la
redescente n’aura pas été « en reste », ni cette dernière qui nous a
permis de passer à coups de descentes vertigineuses de 4107 mètres, comme nous
l’a mentionné le panneau du sommet, au niveau de la mer quasiment.
Fini les altitudes, fini le souffle court et re-bonjour la chaleur, les
bananiers et les cacaoyers, les grands espaces de canne à sucre et complètement
surprenant pour nous, nous ne nous y attendions pas, bonjour les rizières si
nombreuses que nous pouvions nous croire plongés d’un coup au cœur de l’Asie du
Sud-Est !
Jusqu’à Guayaquil, pris dans les îles et les eaux du fleuve Guaya, à
quelques dizaines de kilomètres du Pacifique à l’intérieur des terres… Atteinte
au bout de quatre heures de route. En étant arrivés dans la deuxième ville du
pays, le grand port de Guayaquil dont le mythe n’a d’égal que celui de
Valparaiso pour l’Amérique du Sud, version pacifique, nous étions au bout de
notre chemin en quelque sorte, si l’on exclut notre séjour « maritime »
aux Galapagos qui doit suivre et notre aller et retour pour les 3 jours de
plage sur la côte, que nous avons programmé pour nous refaire une santé avant
de rentrer.
C’est Francisco de Orellana, notre découvreur de l’Amazone qui fondit la
ville en 1538, qui tout de suite devint le grand port de la conquête espagnole,
cité beaucoup plus importante en nombre d’habitants et sur le plan économique que
celle de Quito, hier comme aujourd’hui, grâce à ses activités portuaires qui
connurent leur âge d’or au XIXème siècle par le boom explosif du cacao, comme à
Belem… Nous y revoilà !
L’hôtel choisi à partir de nos deux guides, bien placé à deux pas de la
place centrale et de l’artère principale de la ville, nous a parfaitement convenus
et une fois installés, nous sommes partis à la recherche d’un restaurant… Et
nous l’avons trouvé après avoir fait le tour de la place en question, le
« Parque del Centenario », de ses beaux arbres et ses belles statues,
et après avoir couvert la moitié de l’avenue « 9 de Octobre » en
direction du fleuve.
Belle avenue mariant les immeubles de pierres des temps florissants aux
immeubles modernes célébrant le béton, pour arriver à la perpendiculaire sur le
Rio Gayas, au milieu du « malecon » qui étale son quasi futurisme depuis
que les autorités locales ont lancé en 2000 un des plus grands plans de
rénovation urbaine du sous-continent pour en faire, sur 2,5 kilomètres de rive,
le lieu de rendez-vous de la jeunesse et des autres. Nous avons choisi d’en
explorer la partie Sud, un café par-ci et une glace par-là, un sundae de chez Mac-Do,
un des plus modernes au monde qui soit avec sa salle entièrement vitrée donnant
sur les eaux limoneuses de l’immense fleuve.
La ville horizontale est dominée par quelques hauts immeubles formant un
début de « sky-line » qui promet de se développer.
Nous avons regagné l’hôtel en coupant par la ville en traversant des
quartiers plus populaires, très commerçants et embouteillés, plus policés que
d’ordinaire dans le Pays - Guayaquil a longtemps été la ville
« dangereuse » de l’Equateur -, en passant par la Cathédrale qui
domine le « Parque Seminario », une belle place avec des beaux arbres
comme toujours, des allées et des bancs, des gens pour les occuper, et
surprise… Des Iguanes qui paraissent au
milieu du décor, une avant première avant de mieux les voir dans les îles.
Des Iguanes en témoignage de l’évolution des espèces, devant une Cathédrale
comme un pied de nez aux adeptes du « créationnisme »… Notre avion
pour les Galapagos est pour demain, décollage à 9heures40 et pendant une
semaine nous y célèbrerons la Dame Nature.
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