Trans-Amazonie

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lundi 1 septembre 2014

CUENCA – GUAYAQUIL



Lundi 10 février 2014
Ce matin nous avons battu tous les records de rapidité avec 20 minutes pour passer de la fin du petit déjeuner servi par l’hôtel, au départ du bus pour Guayaquil, à la sortie de la ville. Chose incompréhensible, alors que nous avons acheté nos places à peine 5 minutes avant de monter, nous étions placés aux places avant alors que le car est parti complet… Et tant mieux, jusqu’à la grande plaine, la route fût superbe.
A peine sorti de la ville, la route pénètre dans le « Parque Nacional El Cajas » au relief montagneux de toute beauté, perlé de dizaines de lagunes aux eaux vertes et Anne nous a ouvert à nouveau sa « boîte à superlatifs »  juste avant que ce soit moi qui le fasse. Décidément, ces Andes Equatoriennes nous auront totalement séduits et ce dernier parcours dans sa montée vers le dernier col avant la redescente n’aura pas été « en reste », ni cette dernière qui nous a permis de passer à coups de descentes vertigineuses de 4107 mètres, comme nous l’a mentionné le panneau du sommet, au niveau de la mer quasiment.
Fini les altitudes, fini le souffle court et re-bonjour la chaleur, les bananiers et les cacaoyers, les grands espaces de canne à sucre et complètement surprenant pour nous, nous ne nous y attendions pas, bonjour les rizières si nombreuses que nous pouvions nous croire plongés d’un coup au cœur de l’Asie du Sud-Est !
Jusqu’à Guayaquil, pris dans les îles et les eaux du fleuve Guaya, à quelques dizaines de kilomètres du Pacifique à l’intérieur des terres… Atteinte au bout de quatre heures de route. En étant arrivés dans la deuxième ville du pays, le grand port de Guayaquil dont le mythe n’a d’égal que celui de Valparaiso pour l’Amérique du Sud, version pacifique, nous étions au bout de notre chemin en quelque sorte, si l’on exclut notre séjour « maritime » aux Galapagos qui doit suivre et notre aller et retour pour les 3 jours de plage sur la côte, que nous avons programmé pour nous refaire une santé avant de rentrer.
C’est Francisco de Orellana, notre découvreur de l’Amazone qui fondit la ville en 1538, qui tout de suite devint le grand port de la conquête espagnole, cité beaucoup plus importante en nombre d’habitants et sur le plan économique que celle de Quito, hier comme aujourd’hui, grâce à ses activités portuaires qui connurent leur âge d’or au XIXème siècle par le boom explosif du cacao, comme à Belem… Nous y revoilà !
L’hôtel choisi à partir de nos deux guides, bien placé à deux pas de la place centrale et de l’artère principale de la ville, nous a parfaitement convenus et une fois installés, nous sommes partis à la recherche d’un restaurant… Et nous l’avons trouvé après avoir fait le tour de la place en question, le « Parque del Centenario », de ses beaux arbres et ses belles statues, et après avoir couvert la moitié de l’avenue « 9 de Octobre » en direction du fleuve.
Belle avenue mariant les immeubles de pierres des temps florissants aux immeubles modernes célébrant le béton, pour arriver à la perpendiculaire sur le Rio Gayas, au milieu du « malecon » qui étale son quasi futurisme depuis que les autorités locales ont lancé en 2000 un des plus grands plans de rénovation urbaine du sous-continent pour en faire, sur 2,5 kilomètres de rive, le lieu de rendez-vous de la jeunesse et des autres. Nous avons choisi d’en explorer la partie Sud, un café par-ci et une glace par-là, un sundae de chez Mac-Do, un des plus modernes au monde qui soit avec sa salle entièrement vitrée donnant sur les eaux limoneuses de l’immense fleuve.
La ville horizontale est dominée par quelques hauts immeubles formant un début de « sky-line » qui promet de se développer.
Nous avons regagné l’hôtel en coupant par la ville en traversant des quartiers plus populaires, très commerçants et embouteillés, plus policés que d’ordinaire dans le Pays - Guayaquil a longtemps été la ville « dangereuse » de l’Equateur -, en passant par la Cathédrale qui domine le « Parque Seminario », une belle place avec des beaux arbres comme toujours, des allées et des bancs, des gens pour les occuper, et surprise… Des Iguanes qui paraissent  au milieu du décor, une avant première avant de mieux les voir dans les îles.
Des Iguanes en témoignage de l’évolution des espèces, devant une Cathédrale comme un pied de nez aux adeptes du « créationnisme »… Notre avion pour les Galapagos est pour demain, décollage à 9heures40 et pendant une semaine nous y célèbrerons la Dame Nature.























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