Lundi 17 février 2014
Nous avons pris l’avion de retour avec un sentiment partagé sur les
Galapagos. D’un côté, nous avons passé une semaine de détente ensoleillée plus
« balnéaire » que nous pensions la vivre, grâce en partie au confort
de notre hôtel mais aussi à nos sorties « bateaux » dont nous sommes
friands, mais de l’autre, nous pensions débarquer à « Jurassic park »
et nous nous sommes retrouvés à « Fourmi-land » tant le décalage
entre ce que nous pensions découvrir comme bébêtes et la réalité, est de
taille, dans les deux sens de l’expression.
Certes les tortues méritent leur réputation de gigantisme mais les iguanes
que nous pensions êtres gros comme des kangourous, sont guère plus importants
que des lapins avec une queue de lézard. Les lions de mer n’étaient pas une découverte,
nous en avions vus de plus belle taille, au Pérou, en Nouvelle-Zélande et même
à San Francisco, et pour les pingouins, nous avons joué avec eux en Terre de
feu alors que nous ne les avons vus que de loin cette fois-ci.
Certes les tortues méritent leur réputation de gigantisme, mais à Tahiti
dans les années 50 pour ce qui me concerne, je faisais « du cheval »
en grimpant dessus, j’avais 10 ans et comme des galopins nous nous introduisions
dans le jardin du gouverneur où quelques spécimens gambadaient, les tortues
plus que centenaires venaient des Galapagos précisément… Donc rien de bien neuf
pour moi, et sans savoir où, Anne avait de son côté l’impression d’en avoir
déjà vues.
Nous avons passé la matinée à rejoindre l’aéroport, et à attendre gentiment
l’heure de décollage, et l’heure de décalage rattrapée, nous posions nos roues
à 15heures sur la piste de Guayaquil.
L’arrivée sur Guayaquil fût aussi passionnante que pour l’aller… Que d’eau
entre le delta et les rizières inondées s’étalant à la manière d’un vaste
vitrail monochrome dans le paysage, et à perte de vue.
Sur le chemin de notre hôtel, nous avons demandé au taxi de faire un stop à
la gare routière, voisine de l’aéroport, pour y réserver nos billets de bus
pour le lendemain, Montanita sur la côte, pour un vrai séjour
« balnéaire » de trois jours pleins.
Nous avons retrouvé avec plaisir le boulevard du 9 octobre, ses larges
trottoirs vivants de tous ses promeneurs, de ses beaux immeubles, puis le
Malecon dans son architecture futuriste, en le parcourant dans sa partie Nord
cette fois-ci. Et nous avons passé un bon et long moment devant une bière, à
discourir avec un couple Egypto-Allemand qui parlait un « anglais » à
la hauteur du mien… Et puis en remontant le boulevard, nous nous sommes offerts
une belle parillada pour deux que nous aurions pu manger à trois sans toutefois
ne pas regretter de n’être que deux !
Demain notre bus est à 13heures, de quoi ne pas nous presser au réveil
tout en ayant une matinée devant nous pour refaire un tour de rues.
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