Trans-Amazonie

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lundi 1 septembre 2014

SAN AGUSTIN



Lundi 27 janvier 2014
A 7 heures 30, nous étions fin prêts sur le pas de notre porte à attendre nos Amis. La ville se réveillait à la fraîcheur humide du matin, dans un ciel bas, les montagnes environnantes semblent fumer. Les petites motos, pas toujours d’une première jeunesse, pétaradent dans le petit matin, avec quelques rares voitures des carrioles bringuebalantes tirées par de petits chevaux complètent la circulation, les cochers avec le poncho sur l’épaule et le chapeau rivé sur la tête, souvent un « panama ».

Les hommes vont au travail et les enfants à l’école.

Annibal, le gérant des « piaules » que nous découvrons être en même temps le patron d’une petite agence de voyages, est venu aux nouvelles quelques instants plus tard pour nous vendre quelques prestations. Mais notre séjour dans sa petite ville étant limité à une journée pour visiter le parc, c’est fort de ses indications que nous avons envisagé de les faire seuls.

Après un petit déjeuner « local », nous avons pris un taxi pour couvrir les 3 kilomètres de route pour nous y rendre et à 9 heures et demie, nous étions à pied d’œuvre pour une visite du parc qui allait, après avoir parcouru l’ensemble des sites, nous emmener jusqu’à 13 heures.

Le Parc de San Agustin, classé au patrimoine de l’humanité par l’Unesco, est probablement le site archéologique le plus important de Colombie. Il se compose de quatre ensembles de statues monumentales et de tombes, autrefois colorées, ces divinités de pierres qui se dressent dans toute leur minéralité aujourd’hui, un temps bien éloigné d’une civilisation qui aurait existé entre les VIème siècles avant notre ère et le XIVème siècle après.

Ces statues monolithiques qui sont hautes jusqu’à 7 mètres et taillées dans la roche volcanique, représentant le lien entre les vivants, les morts et les divinités, sont gravées de figures anthropomorphes et zoomorphes représentant soit des dieux ou des créatures terrestres, soit des animaux porteurs de symbolisme appartenant aux cultures précolombiennes. Cette statuaire gardait les tombes avoisinantes, toutes pillées en leur temps.

Nous avons attendu la navette pour revenir « en ville » à l’entrée de laquelle nous avions repéré un petit resto sympa. Les filles ont donné dans le poisson et les garçons se sont retrouvés avec une assiette de 500 grammes d’excellente viande, assurément le meilleur repas depuis le départ, et qui nous a conduits à la sieste !

Restait à nous trouver le bus de retour pour le lendemain matin, un café-internet pour Anne en mal d’ordinateur et, un papetier pour moi pour continuer mon récit de voyage sur un cahier, me réservant la possibilité de compléter le blog au retour… Entre-temps, nous avions pris la décision de poursuivre notre voyage tel que projeté !

Nous en avons profité pour arpenter amplement les quelques rues de San Agustin, animées d’une circulation aussi hétéroclite que dense avec des motocyclettes montées de deux à trois personnes, des utilitaires et des charrettes, parfois des cavaliers seuls et des bus bondés, des trottoirs envahis par un monde bigarré, devant l’église la place Bolivar surpeuplée d’hommes oisifs.

Dîner sans intérêt particulier et retour dans nos chambres de choc que nous avions fini par conserver après avoir envisagé avec Annibal d’en trouver de plus confortables. Il faut dire qu’étaient survenus des problèmes d’alimentation en eau, finalement rétablis après le repas par notre logeur qui avait fait sa réapparition. 













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