Trans-Amazonie

Trans-Amazonie

lundi 1 septembre 2014

ARMENIA-CALI-POPAYAN & SAN AGUSTIN




Dimanche 26 janvier 2014
Addition simple : 7 heures dans un premier bus pour rejoindre Popayan et 5 heures dans un second pour rallier San Agustin, au milieu de nulle part, soit 12 heures de route, y compris l’heure passée à traverser Cali pour un arrêt à la gare routière et la demi-heure passée à celle de Popayan pour changer de « voiture »… Départ à 7 heures du mat et arrivée à 21 heures 30, la nuit déjà bien installée.
Nous sommes partis sous une pluie fine qui rapidement a pris de l’ampleur au-dessus des dernières plantations de café avant que nous débouchions sur une vaste plaine des hauteurs, le café laissant la place à de grandes étendues de canne à sucre ponctuées par des usines « à sucre » approvisionnées par des norias de camions chacun tractant 3 à 4 remorques pleines à déborder.
En témoignage du temps passé, une ancienne voie ferrée court encore, toute rouillée, le long de la route.
Belle route après Cali avec toujours beaucoup de cannes à sucre, le temps s’est éclairci, les cimes sur les chaînes toujours « plombées » de grisaille. Des militaires stationnés en « half-tracks » témoignent du fait que des troupes FARCS logent à proximité. C’est d’ailleurs dans un bled au Sud de Cali qu’avait eu lieu l’attentat de la moto qui s’était passé lorsque nous étions dans le Nord. De temps à autre, des « bunkers » en sacs de sable avec hommes en armes pour assurer la sécurité.
Nous avons repris de la hauteur à environ 70 kilomètres de Popayan, un très beau paysage de montagnes avec à nouveau « le café », avant d’arriver en gare routière de Popayan où après un déjeuner « sur le pouce », nous nous sommes orientés vers notre second bus.
Et c’est là que le drame  (!) s’est passé.
Alors que nous nous installions dans ce second bus, notre vigilance a été « endormie » par un petit malin qui « causait » trois mots de français et qui nous a aidés à installer nos bagages, et lorsque Anne à 10 minutes du départ a voulu ouvrir son petit sac jaune placé par le dit garçon dans le rangement au-dessus de nos têtes, elle n’a pu que constater « le vol » de notre netbook, de sa tablette et du Kobo (liseuse).
Nous avons alerté la Police, toujours en nombre dans l’espace public, et avons convenu de les revoir à notre retour de San Agustin… Anne effondrée et moi très peiné, pour les 800 euros perdus, mais surtout pour une bonne partie des photos envolées avec le matériel, et notre « blog » qui s’arrêtait faute d’outil, la solution de passer par des cafés-internet pour écrire et publier nos pages et photos étant ingérable… Et nous avons envisagé la possibilité de raccourcir notre voyage, le fait pour Anne d’être « coupée » de communication avec sa maman l’inquiétant au plus haut point.
C’est dans cet état, à 15 heures 30 mais cependant réconfortés par la présence de nos Amis, que nous avons pris une infernale route, nous donnant un bon exemple de ce que pouvait être l’état du réseau secondaire en Colombie… Et une heure après, entre ravins et roches nous « tombions » en panne en pleine bouillasse.
Vision surréaliste de notre car pourri, quasiment au milieu de la route, le chauffeur et son aide vautrés en dessous pour détecter la panne et réparer la tuyauterie de refroidissement avec un tube de soudure à froid, les voyageurs au spectacle au milieu des flaques… Et nous sommes repartis dans les cahots, la nuit s’installant très tôt au milieu des montagnes, avec la crainte que la réparation de fortune fasse « long feu » et nous laisse en plan au milieu dans une nature particulièrement hostile et ce n’est pas quelques blindés militaires stationnés dans la nuit qui pouvaient nous rassurer complètement.
Le temps d’une soupe en route, ce qui nous a donné l’occasion d’être abordés par un « guide touristique » qui nous a fait une offre d’hébergement à San Agustin. Nous avons fini par arriver à l’embranchement de la petite route de notre bled, un taxi nous attendait, et 5 kilomètres plus loin, nous étions déposés devant ce que notre hôte nous avait présenté comme l’hôtel Diana, en réalité une petite maison traditionnelle au croisement de 2 rues, aménagée de 2 chambres « dortoirs », et bien contents d’être au bout du chemin. Aidés par le gérant des lieux qui nous attendait sur place, nous nous sommes installés lessivés au rez de chaussée et Danielle et François à l’étage.
Il y a de rares fois où l’on regretterait presque le confort du « voyage organisé » ! 







 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire