Mardi 11 février 2014
Galapagos… Non pas « les voir et puis mourir » mais les découvrir
enfin, 60 ans après les avoir frôlées de si peu de miles qu’il était grand
temps d’y débarquer !
En décembre 1954, tous les passagers, gamins compris, étaient à
l’observation sur le pont de notre cargo mixte des Messageries Maritimes en
route pour Tahiti, à guetter les tortues marines qui au milieu des algues
dérivantes venaient se laisser aspirer par la houle du sillage du bateau. Des
bancs entiers de dauphins jouaient au milieu des moutons, et de multiples
oiseaux venaient comme en reconnaissance au-dessus de nos têtes.
Nous étions si proches de l’archipel, et cependant trop loin pour en
apercevoir les reliefs… Et « le Tahitien » en filant sa route a
laissé tout le monde dans la frustration. Il y avait quelques petits jours que
nous étions sortis du Canal de Panama, et nous en avions encore une bonne
dizaine avant de rejoindre notre destination.
En janvier 1960, nous passions dans l’autre sens et les Galapagos
conservaient leur mystère.
Et aujourd’hui notre avion, après un premier aperçu aérien de l’île
« Isabella » que nous avions découvert sur notre gauche, nous y a
déposés sur l’Ile de Santa Cruz après un petit saut de rien, 90 minutes de
Guayaquil, rien de plus simple.
Passons sur les 2heures de retard au décollage, rattrapées en partie par un
changement de fuseau horaire qui en nous éloignant de la France d’une heure
supplémentaire, nous en a fait gagner une… L’important étant d’avoir posé nos
roues suffisamment tôt avec une belle après-midi devant nous pour nous poser
confortablement et organiser nos 5 jours entiers de séjour.
En fait d’aéroport, nous pourrions parler d’aérodrome pour être plus proche
de la réalité, se situe à Baltra, un ilet juste au Nord de Santa Cruz et séparé de cette dernière par un chenal de
mer émeraude que nous avons franchi en 10 minutes de bateau sous le vol de
pélicans, où nous avait menés une première navette terrestre, une seconde
prenant le relais pour en une heure de route nous déposer au Sud de l’Ile, à
Puerto Ayora, la principale agglomération des Galapagos, sans être pour autant
la ville administrative qui se trouve sur l’ile « San Cristobal »
voisine .
En traversant Santa Cruz, nous avons une excellente première vision de ces
iles qui sont des volcans surgis de l’océan à l’intersection de plaques
tectoniques tout en se situant à la rencontre des courants chauds de
l’hémisphère Nord et froids du Sud, puisque l’Archipel est tout simplement
situé « à cheval » sur l’équateur. L’Ile est quasi désertique jusqu’à
son centre, avec la flore qui s’y rapporte. Arrivés aux volcans qui occupent le
centre, nous trouvons une végétation tropicale nourrie à l’humidité des brumes
et des nuages qui s’accumulent au niveau des hauteurs insulaires, et dès que
l’on s’en éloigne, les cactées refont leur apparition.
Puerto Ayora est un port plein de charme, avec un front de mer « cannibalisé »
par les bars, les restaurants et les boutiques; les agences de tourisme et les
hôtels au confort divers, de la Pension à l’établissement de luxe, et, dans la
rade une myriade de bateaux au milieu desquels toute une flotte de bateaux de
croisière sont au mouillage. Pour la couleur locale, de nombreux pélicans et
une colonie de lions de mer assurent le spectacle.
A Guayaquil nous avions étudié la question, à partir des guides et des
sites internet, et nous sommes allés au-devant du « Fiesta » dont la
visite nous a convaincus, et après une petite négo des tarifs, Anne est
experte, nous nous sommes installés dans un bungalow pour 4 pour les 2
premières nuits, faute d’une chambre « normale » que nous récupèrerons
pour les 4 dernières nuits, plus petite mais ouvrant sur la terrasse de l’hôtel
avec la piscine à nos pieds.
Sur le port, parmi les Agences classiques, nous sommes « tombés »
sur Victor-Hugo, un brave homme aux allures de loup de mer qui fier de
s’appeler ainsi et voyant que nous étions français nous a exhibé sa carte
d’identité sous le nez comme preuve, et qui tient un kiosque de vente en lien direct
avec les capitaines de bateaux organisant des « days-trips ». Et sur
les offres proposées, nous avons réservé pour le lendemain la visite de l’Ile
d’Isabella.
Restait à faire un brin de lèche vitrine avant de renter étrenner notre
accueillante piscine, notre hôtel est vraiment à deux pas du centre tout en
étant en bordure de la forêt, et la terrasse pour une bonne bière… Avant de
casser la croûte dans notre confortable bungalow.
Mercredi 12 février 2014
Les bateaux de croisière, de plongée et d’expédition dans les îles ne
pouvant accoster, ce sont des barcasses à moteur hors-bord, pour une dizaine de
personnes, qui font les taxis pour nous embarquer. Pour les « days
trips », des bateaux plus importants genres « cabin cruiser »,
d’une capacité d’une vingtaine de personnes et propulsés par deux moteurs
hors-bord de forte puissance, font les traversées de Puerto Ayora aux îles
convoitées.
Ce matin ,c’était donc Isabella pour nous avec 2 heures de traversée dans une mer légèrement formée sous un ciel bas nettoyé par un soleil qui s’est rapidement imposé. Nous étions tous les deux installés à l’arrière, dans le bruit (relatif) des moteurs mais la tête à l’air, la vision dégagée sur l’océan.
Ce matin ,c’était donc Isabella pour nous avec 2 heures de traversée dans une mer légèrement formée sous un ciel bas nettoyé par un soleil qui s’est rapidement imposé. Nous étions tous les deux installés à l’arrière, dans le bruit (relatif) des moteurs mais la tête à l’air, la vision dégagée sur l’océan.
Isabella, pour rendre hommage à la célébrissime Reine catholique, une terre
de 130 kilomètres de long et de 82 au
point le plus large, qui est la plus grande des iles qui sont au nombre de 17,
grandes, moyennes et petites, sans compter les innombrables ilots et rochers.
Relativement jeune, Isabella est une chaîne de 5 volcans actifs à tour de rôle,
le dernier qui entrait en éruption fin 2005 s’est mis à cracher une colonne de
fumée de 20 kilomètres sans toutefois toucher le petit bourg de Puerto Villamil
(environ 1500 âmes), tout au Sud de l’ile. C’est aussi à Isabella que ce trouve
le volcan le plus élevé (environ 1700 mètres), de l’archipel.
Sur la vingtaine de personnes qui ont fait la traversée, nous n’étions en
fait que 9 à être concernés par « notre expédition », à suivre notre
guide car impossible de s’enfoncer dans les îles sans être encadrés par mesure
de sécurité et de protection de la flore et de la faune, les Galapagos sont en
perpétuel danger devant le développement du tourisme.
C’est donc à Purto Villamil que nous avons débarqué vers 10heures30, au
milieu des oiseaux dont toujours les pélicans, qui prennent les airs comme de
lourds hydravions avant de plonger à la verticale sur le poisson, les otaries
et les lions de mer, étendus çà et là quand ils ne sont pas à l’eau, affalés
sur les bancs si confortablement qu’il serait risqué de les déloger, quelques
pingouins vus de loin avant de les voir nageant à nos pieds, et des Iguanes de
mer sur le sable ou les rochers, qui paressent au soleil comme des lézards
qu’ils sont.
Nous avons commencé par visiter un centre d’élevage de tortues car si à la
taille adulte « nos bestioles » sont à l’abri des prédateurs, ce
n’est pas le cas au début de leur vie, et pour que les espèces ne s’éteignent
pas l’homme est tenu d’être vigilant en les protégeant dès le stade de la
ponte, jusqu’à l’âge de l’ossification de la carapace, vers 5 ans.
Ainsi, si nous avons vu nos premiers mastodontes, c’est surtout à travers
des enclos que nous avons vu ces mêmes tortues au fur et à mesure de leur
progression dans la vie, au long de leurs premières années de vieillissement
quasiment de mois en mois. L’espagnol de notre guide était si parlé avec
lenteur que nous en avons étonnamment saisi l’essentiel.
Une fois l’animal à l’abri des prédateurs justement, il est livré à la
nature… Une nature vers laquelle nous sommes partis pour une ballade de la
partie Sud de l’île, à travers un décor semi-désertique comme nous l’avions
découvert en arrivant sur Santa Cruz.
Pas de séjour réussi dans les îles sans une séquence
« baignade », surtout quand les eaux sont turquoises, chaudes et
« pacifiques », mais nous avons eu la paresse de chausser
« masque et tuba » comme nombre de nos compagnons.
A 17 heures, nous remontions à bord, et c’est après deux nouvelles heures
de mer sous un soleil déclinant, que nous faisions notre entrée à Puerto Ayora.
Nous frayer un passage entre les bateaux au mouillage pour débarquer sur la terre
ferme par le moyen d’un bateau taxi.
Il y avait foule sur le port, une fête pour probablement commémorer une date historique. Ce matin, la marine
hissait les couleurs en musique, un pauvre enregistreur qui crachouillait de la
musique militaire devant les élites de la ville, et ce soir c’était plutôt une
ambiance de kermesse.
Petites courses pour le soir, à consommer sans modération mais seulement
après un saut dans la piscine… D’eau chaude cette fois-ci !
Jeudi 13 février 2014
Au nom de l’alternance souhaitée, la journée sera « relâche »
avec la piscine comme activité principale, goûtée après un bon
« dodo » et un petit déjeuner aussi sympa que celui de la veille…
Nous avions choisi l’hôtel pour ça !
Et puis nous devons en seconde partie de la matinée, opérer notre
changement de chambre, quitter notre bungalow, un peu à l’écart, pour nous
installer dans une chambre plus petite bien qu’aussi confortable, mais surtout
au bord de la piscine. A 11heures, nous étions dans nos nouveaux murs et vers
midi nous pouvions prendre la direction du port pour y retrouver Victor-Hugo
qui nous a vendu le « day-trip » pour le lendemain, l’île de
Floréana, et pour ensuite y dénicher le coin sympa pour nous sustenter.
Nous l’avons trouvé presque en face du kiosque, dans un recoin du port et à l’écart des restos à touristes, un resto pour locaux avec le menu traditionnel : soupe-plat-jus de fruit, pour 4 dollars50 et plutôt plus appétissant qu’à l’ordinaire… Une terrasse couverte surplombant directement la flotte.
Nous l’avons trouvé presque en face du kiosque, dans un recoin du port et à l’écart des restos à touristes, un resto pour locaux avec le menu traditionnel : soupe-plat-jus de fruit, pour 4 dollars50 et plutôt plus appétissant qu’à l’ordinaire… Une terrasse couverte surplombant directement la flotte.
Je ne sais pas ce qui nous a pris mais plutôt que de rentrer « chez
nous » pour faire la sieste, nous avons pris sitôt le repas avalé le
chemin de la « Station Internationale Darwin » situé à l’autre bout
de l’agglomération, à plus de 20 bonnes minutes de marche, alors que la chaleur
était à sa plus forte intensité.
Pour reprendre notre souffle, nous avons fait une petite halte au marché
aux poissons, la marchandise était remballée mais les pélicans et les lions de
mer n’avaient pas abandonné les lieux… Il nous faudra revenir un matin !
Environ 200 chercheurs venus du monde entier sont basés au Centre Darwin
afin d’étudier la faune et la flore des Galapagos, étudier et mettre en place
les mesures et actions pour leur sauvegarde, le centre de protection des
tortues visité à Isabella fonctionne comme d’autres sous leur contrôle, mais les
scientifiques devaient être tous « au roupillon » de mi-journée car
nous avons trouvé le Centre quasiment désert, désert avec une mauvaise
impression d’abandon vu le triste niveau d’entretien.
Darwin qui aurait eu la révélation de sa théorie lors de son séjour d’étude
dans l’archipel, cinq semaines en 1835, doit se retourner dans sa tombe.
Le vivarium est à l’abandon, la plupart des enclos sont vides, restent des
tortues terrestres en nombre, écrasées à l’ombre des arbres pour échapper à la
chaleur, aussi dans leur fosse deux Iguanes terrestres particulièrement beaux,
en grosseur et en couleur, c’est principalement ce qui les diffère des Iguanes
marins qui sont gris.
Bilan décevant de notre visite, très loin d’être à la hauteur de ce que
nous en attendions, souhaitons que la qualité du travail fourni soit
inversement proportionnel à l’état des lieux.
Sur le chemin du retour, nous avons fait un crochet en direction d’une
petite crique où les iguanes de mer s’étaient donnés rendez-vous, mais nous
avons préféré rejoindre notre piscine pour la baignade, avant de remettre le
nez dehors pour les courses du soir.
La ville était toujours à la fête, les candidats battaient campagne en
vue des élections, avec défilé de chars fleuris, majorettes à la sauce locale…
De ville en ville depuis la Colombie et jusqu’en Equateur, hasard des calendriers
électoraux, nous assistons à ce genre de démonstrations, enveloppées de
musique claironnante mais toujours emprunte
de naïveté.
Vendredi 14 février 2014
Il y a probablement pire en désolation dans l’Archipel, mais Floréana doit
être assurément dans le peloton de tête.
Nous sommes arrivés à Puerto Velasco Ibarra, la seule bourgade de l’Ile et
qui compte tous justes 200 habitants. Le scénario fût le même que l’avant-veille,
avec un petit quart d’heure de navigation en moins, par une belle mer et sous
un soleil aussi mordant que souhaitable, et comme à Isabella nous avons été
accueillis par les lions de mer et les pélicans entre autres oiseaux.
Le village étale ses quelques bâtisses le long d’une plage de sable noir,
tout est encore plus volcanique ici qu’ailleurs et c’est au bord d’une mer de
couleur noire que nous avons passé le reste de la matinée, froide aussi pour
« trancher » avec l’avant-veille. Anne cette fois-ci a fait une
tentative de snorkeling, mais après un premier bain pour voir, je suis parti
dans les rochers pour un safari « Iguane » dans les rochers d’à côté.
Après l’entracte du déjeuner, un camion de brousse nous a embarqués, les 21
que nous étions cette fois-ci, pour une petite boucle à l’intérieur de l’île, couvertes
de mamelons comme si elle avait eu une
crise de furonculose !
Une partie des tortues géantes de l’île sont sur surveillance, un grand
muret de rochers et de pierres sèches protège une partie de la colonie vivant cependant
à l’état sauvage bien que bénéficiant d’apport en nourriture, des végétaux
essentiellement, et d’eau douce, rare dans les îles… Record du monde de
grosseur des « chéloniens », elles sont énormes, record de vieillesse
en même temps, devant nous plusieurs spécimens ont 150 ans et plus !
Il est probable que certaines puissent atteindre le double siècle, tout ce
temps à ne rien faire d’autre que de ne rien faire d’autre que de paresser
entre les repas à digérer, à copuler et à se traîner sans autre but que de
chercher sa nourriture… c’est dire lorsqu’on la lui glisse sous le nez.
Avis à ceux qui croient en la réincarnation, pour le lièvre ce n’est pas terrible mais un conseil, évitez la
tortue !
Pour continuer notre exploration, nous nous sommes enfoncés dans les
broussailles pour nous retrouver dans une suite de grottes ayant servi de
refuges aux nombreux pirates qui dans les siècles passés se réfugiaient dans
les Iles, et qui d’ailleurs consommaient de la tortue sans se préoccuper de
leur possibilité de disparition comme il est tristement arrivé aux Dodos de
l’océan Indien, tous « bouffés » jusqu’au dernier !
Le plus drôle de la journée est que notre camion est lamentablement tombé
en panne au milieu du chemin et nous avons dû trouver refuge dans un camion à
ridelles, serrés comme des sardines, pour revenir au port avec trois bons quarts
d’heures de retard à peine rattrapés avec nos deux moteurs
« hors-bord » poussés à fond.
Nous sommes arrivés à Purto Ayora au bord de la nuit, saouls de vent et de
mer… Rien de bien extraordinaire dans cette journée mais agréable tout de même
rien que pour la ballade.
Samedi 15 février 2014
Jour de relâche, nous sommes donc restés sur Santa Cruz avec pour objectif
pour débuter notre journée d’aller nous baigner à « Tortuga Bay » une
jolie crique de sable blanc et aux eaux claires… Pour la mériter, il faut
débuter le plaisir par une bonne heure de marche (sauf si l’on ne veut pas
jouer les paresseux en y allant en, bateau), à travers un maquis aussi hostile
qu’impénétrable, fait de broussailles et des trois types de cactus endémiques
des Galapagos et que l’on croise quelque soit l’île, notamment une espèce si
haute à atteindre 10 à 15 mètres de hauteur en formant un véritable tronc.
Pour être honnête, un sentier de pavés autobloquants made in local facilite
la marche, trois petits kilomètres que nous avons parcourus sous un soleil de
plomb… La beauté est au bout de l’effort, manque les cocotiers pour en faire un
paysage de rêve, mais les eaux cristallines sont au rendez-vous et nous en
avons largement profité entre deux poses lectures sous les arbres.
La baie est presque refermée sur elle-même, pour les tortues, marines bien
sûr, il aurait fallu nager jusqu’au goulet d’accès à l’océan, nous nous sommes
contentés de nager au milieu des petits poissons de bord quand nous étions dans
l’eau, ou du spectacle des iguanes à la marche pataude lorsque nous étions sur
nos serviettes.
De celui des oiseaux, j’ai personnellement un gros faible pour les
pélicans !
A 13 heures, nous étions à nouveau en ville, via la piscine pour nous
refroidir après notre marche de retour, et à nouveau « à table » dans
l’estaminet du port que nous avons adopté, où Anne qui a boudé la soupe au foie
de volaille, un délice, s’est largement rattrapée avec le steak de thon.
Pour le lendemain, nous avons acheté « un tour » pour découvrir
les abords de la baie de Puerto Ayora, et nous avons rejoint notre hôtel pour
une petite sieste et un gros farnienté, le scrabble sous le bras, au bord et
dans la piscine.
Retour sur le port pour un dîner, une furieuse envie de pizza !
Dimanche 16 février 2014
Nous nous sommes levés tôt pour des prunes mais surtout pas pour vivre le
marché aux poissons au milieu des lions de mer et des pélicans dont on nous a
conté le plaisir du spectacle, il est tellement plus facile de voler sa pitance
que d’aller la chercher à la chasse, mais voilà, il y a marché tous les matins
de la semaine mais pas le dimanche matin où les pêcheurs, qui sont peut-être
les mêmes, ont rendez-vous à la messe, pas pour vendre le fruit de leur travail
mais pour le pardon de leur péchés fort probablement… Et en attendant le départ
de notre bateau du jour, nous sommes passés par l’église juste pour assister à
la fin de la première messe, tout en musique avec orchestre et chanteurs en
lieu et place des orgues que nous avons l’habitude de trouver en mezzanine.
Avant de sortir avec les derniers fidèles, nous avons pu admirer les
vitraux couleurs locales, avec la flore maritime pour l’un, terrestre pour
l’autre, idem pour la faune et la rencontre de l’Iguane au pied du Christ sur
la croix ne manque pas de sel… Pour la bestiole au moins !
Anne a très rapidement déclaré qu’il n’était pas nécessaire de se
« payer » des heures de navigation pour voir et vivre « des
choses » intéressantes, et force fût de constater que nous avons vécu une
matinée riche de découvertes en navigant d’un côté et de l’autre de la vaste
rade de Puerto Ayora. Nous avons commencé par un petit ilet rocheux à l’Est où
en plus de la faune habituelle nous avons fait la connaissance des fous à
pattes bleues, et puis comme je me suis décidé à « chausser » un masque
et un tuba, à voir de près de jolis et gros poissons, verts pour certains et
bleus pour d’autres. Anne est restée dans la barcasse.
Puis vers l’Ouest, nous avons
procédé à deux débarquements pour nous enfoncer « dans les terres »
pour découvrir quelques lagunes d’eau saumâtre et quelques failles volcaniques
comme celle de Las Grietas, véritable petit canyon retenant des eaux profondes,
claires et froides nous ayant permis le plus agréable bain que nous aurons vécu
au cours de notre long voyage.. Le hic est que nous n’étions pas seuls, un
euphémisme que de le dire ainsi !
Au retour notre capitaine s’est livré à un petit safari
« requins » et à coups de provocations en balançant avec force à
l’eau de vieilles tennis (récupérés par la suite), nous avons fini par en voir
un, de taille, passer d’un bord à l’autre de notre petit bateau… Pas vraiment
l’envie d’une dernière baignade !
Après les dents de la mer, les nôtres pour le poulet, riz et banane frite
de notre cantine, la glace rituelle en passant, avant de retrouver notre refuge
hôtelier pour un après-midi ombragé autour de la piscine… Avant de retrouver le
chemin du port vers les 17heures pour une dernière balade à Puero Ayora qui
nous aura bien plu, pour m’acheter un chapeau « de brousse »
estampillé « National Park de Galapagos » pour faire le beau comme
dans la chanson de Sacha. Chemin faisant nous avons croisé pour la dernière
fois le sympathique couple de Belges avec lequel nous avions fait le vol de
l’aller et qui doit partir 24heures après nous, et nous avons fini notre dure
journée devant une pizza pour ne pas changer, mais hawaïenne cette
fois-ci !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire